Si on se fie à la définition du Dieu Wiki des génération X:
- désaffection dans la gouvernance avec un manque de vérité dans le leadership, particulièrement dans les institutions,
- augmentation des divorces,
- augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail,
- mouvement d’arrêt de l’augmentation de la population,
- disponibilité de la pilule contraceptive,
- “devil-child films",
- augmentation de l’éducation divergente,
- diminution de l’éducation fondée sur les prêts,
- début d’internet,
- fin de la Guerre Froide.
- deux gros oui,
- pas marié,
- oui,
- sans doute,
- oui,
- même ceux de série B?
- "éducation divergente" à définir, la mienne étant plutôt classique
- oui
- oui
- oui, et je m'en souviens...
Blague à part, il reste qu'il y a sans doute une différence de point de vue majeure.
Disons que la première fois que je me suis connecté aux interwebs, j'étais à moins de six mois d'avoir le droit de voter et que ma première connexion a été hackée... C'est fou ce qu'on pouvait faire à l'époque avec un numéro de téléphone, un modem 56k, un crayon et un bout de papier...
Pourquoi tout ceci? En fait, c'est dans sa première conclusion, celle dans le paragraphe qui commence par "En 13 ans,"... Il s'y trouve un mot qui m'a fait sursauter. À un point tel que je trouve que le mot mérite une réponse...
Indispensable.
J'ai de la misère à considérer les TI comme étant indispensables. Peut-être que Marie aura une autre opinion sur le sujet, elle est définitivement une X comme moi, et elle travaille dans le large domaine des TI, et plus précisément, en pub internet...
Lorsqu'on aborde le sujet avec les chums, nous avons plus tendance à voir les TI et l'internet et tout ce qui s'y rattache comme un outil, un fort puissant outil, mais un outil tout de même... Au même titre qu'un téléphone, un papier et un crayon.
Et même s'il est vrai, à l'instar de L., que "mon style de vie est largement accroché au numérique", mais je peux très assurément me passer d'une connexion pour une période de temps relativement longue... Même si mon moyen de communication principal est le courriel.
Le courriel et le numérique restent, pour moi, des outils de travail, jamais un de contact social. Si je veux aller prendre un verre avec un ami, mon premier réflexe sera de téléphoner... C'est plus personnel.
Je n'ai pas de cellulaire, de i-Phone ou autre connexion que l'on peut apporter avec soi. Et je ne me sens pas isolé pour autant, peut-être le jour viendra ou ce sera le cas et que je devrai me ranger.
Et si jamais ce jour arrive, peut-être que j'aurai la réaction typiquement X de chier sur l'institution que sera devenue l'interweb et d'aller vivre en ermite sur une terre à faire pousser du patchouli...
Et, sur le sujet de l'accès instantanné à l'information, j'en rajouterai avec ceci:
L'autre problème soulevé par L. est la capitalisation de toute la patente... Je suis bien d'accord, mais ça c'était à prévoir depuis le début...non?

3 commentaires:
Je ne pense pas que l'on soit si différents. Peut-être que oui, je suis un peu plus «numérisé» que toi. Mais justement, je considère internet, les réseaux sociaux et tout ça comme un «fort puissant outil». Exactement.
Et, de fait, comme la plupart des outils, il est indispensable à quelque part... pas tant du point de vue chasseur-cueilleur que d'«humain, sauce 21e siècle». C'est quand l'outil disparaît qu'on constate son importance. Personnellement, ça semble exotique de passer une semaine sans courriels. Le numérique est devenu indispensable à notre style de vie tel qu'il est.
Mais, dans mon texte, j'ai évité de parler du terme plus large de «TI», parce que, justement, il renvoie à des affaires, comme le cellulaire, que je ne juge pas «indispensables». Je n'ai pas de cellulaire, et c'est précisément pour cette raison que la communication web revêt une si grande importance pour moi.
Pour moi aussi, c'est exotique de passer quelques jours sans le web, même au début il y a toujours un petit moment de sevrage je dirais.
Et puis même quand on est pas connecté on a des plus en plus tendance à avoir des reflexes communicationnels liés au web, genre entendre quelqu'un dire "LOL", ou ilike...
Je crois que p-e tu l'utilise autant en tant qu'outils mais que c'est vraiment dans le rapport d'identification à la chose qu'il faut considérer la différence générationnelle.
Et puis, il faut pas oublier que rien n'est hermétique, certains des deux générations auront plutôt un rapport qui est rattaché à l'autre génération avec le TI.
et je vous inviterais à écoute Bad Religion 21st century digital boy, et à vous questionner sur les transformation dans l'éducation élémentaire depuis deux décennies ...
Bien entendu, il y a une dose de généralisation, et il y a une large zone grise.
Sarah, tu as un peu mis le doigt dessus en parlant de rapport par rapport aux TI. Mais tu as oublié le désormais immortel FAIL.
Plus loin que le rapport direct ou le positionnement personnel par rapport à la chose digitale, il ne faut pas oublier le rapport émotif. Certaines personnes voient leur personne physique et leur "self residual image" sur un pied d'égalité, et c'est là qu'il y a, selon moi, un problème.
Et sans vouloir insulter personne, je pense que plus les années avancent, plus une proportion importante de gens ne voient plus la différence. C'est vrai entre nos parents et nous (tous), vous (Y) et nous (X) et ce sera encore plus vrai avec nos enfants...
J'ai peut-être mal interprété le "indispensable" initial, au sens où Kannoneko (alias L.) voulait l'entendre, mais les mots sages de Henry Rollins le rendent bien: Il est important de déconnecter.
Mais j'ai une dernière question pour Kannoneko... Tu dis que tu n'as pas de cellulaire, et que c'est pour ça que la communication web prend autant d'importance. Saurais-tu concevoir l'inverse? Te départir du web et ne dépendre que du téléphone. Un peu comme nous le faisions quand j'étais ado, entre deux peintures à Lascaux... ;-)
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