Ce matin j'ai lu dans le forum de La Presse un texte intitulé Une analyse biaisée, rédigé par un certain Luc Bégin, que je ne connais ni d'Ève, ni d'Adam... Son texte se trouve à être réponse à Joëlle Quérin et sa thèse de doctorat en sociologie. Je connais Mlle. Quérin autant que M. Bégin.
On a donc, d'un côté, un bonhomme qui est prof de philo et directeur d'institut, et de l'autre une doctorante qui a pondu un article (à moins que ce ne soit sa thèse, je ne sais trop). Une chose est claire, toute la médiatisation de l'"affaire" entourant la thèse de Mlle. Quérin n'a fort probablement pas été moussé par la principale intéressée, qui a très certainement fort plus à faire dans le cadre de son doctorat que de parler à une armée de journalistes en manque d'information.
Ceci dit, je n'ai pas lu la thèse et je m'intéresse assez peu à toute la controverse entourant ce fameux cours d'éthique et de religion car, pour l'avoir enseignée (Sciences et Technologie), il me semble que l'ensemble de cette réforme pue. Il y a une chose que je trouve toutefois alarmante, c'est le ton de ce Luc Bégin dans son texte.
Pour un prof d'université en Philosophie, et directeur de l'Institut d'éthique appliquée, attaquer l'auteur de l'étude personnellement plutôt que d'argumenter sur le contenu de l'étude ne m'apparaît pas très pertinent, et pis encore, peu éthique dans un contexte de recherche scientifique.
Ne vous méprenez pas, les couteaux peuvent parfois (souvent) voler bas entre des tenants de positions opposées, et des attaques personnelles, il y en a. Mais tout ceci reste dans le monde académique et il n'y a généralement pas de lavage de linge sale dans les journaux "grand public". Ça s'appelle la collégialité...
Le texte commence par: "Malgré ses prétentions scientifiques, cette étude tient davantage du pamphlet que de l'analyse universitaire sérieuse." Violent. Puis, ce bon monsieur s'en prend à l'intégrité de l'auteure, puis à son intelligence en l'accusant de confondre deux concepts clés de son étude.
Qu'on soit d'accord ou non avec les conclusions d'une étude, rien n'excuse d'attaquer l'intégrité des auteurs. Je n'ai absolument rien contre la démolition d'une théorie, d'une étude, mais il y a une ligne à ne pas dépasser.
J'aimerais souligner à M. Bégin que si cette étude a eu lieu, c'est probablement qu'elle a été entérinée par un organisme subventionnaire. Et avec les moult demandes que l'organisme en question a sans doute reçues, il serait fort étonnant qu'il ait accordé son financement à un pamphlet qui n'a rien d'une analyse sérieuse.
De son propre aveu, M. Bégin a participé à la construction du cour d'éthique et de religion, et peut-être s'est-il senti attaqué par les conclusions de cette étude. Mais il reste que tant dans sa position de professeur que dans sa position de directeur de l'institut d'éthique appliquée, ce monsieur semble avoir manqué d'éthique...
Peut-être devrions-nous soumettre ce cas à l'étude des chercheurs de l'IEA? Je serais curieux de voir leurs conclusions. Une chose est claire, je soumets de ce pas la question à une connaissance en Philosophie des Sciences, un peu à côté de la track, mais mieux placé que moi pour répondre...
On a donc, d'un côté, un bonhomme qui est prof de philo et directeur d'institut, et de l'autre une doctorante qui a pondu un article (à moins que ce ne soit sa thèse, je ne sais trop). Une chose est claire, toute la médiatisation de l'"affaire" entourant la thèse de Mlle. Quérin n'a fort probablement pas été moussé par la principale intéressée, qui a très certainement fort plus à faire dans le cadre de son doctorat que de parler à une armée de journalistes en manque d'information.
Ceci dit, je n'ai pas lu la thèse et je m'intéresse assez peu à toute la controverse entourant ce fameux cours d'éthique et de religion car, pour l'avoir enseignée (Sciences et Technologie), il me semble que l'ensemble de cette réforme pue. Il y a une chose que je trouve toutefois alarmante, c'est le ton de ce Luc Bégin dans son texte.
Pour un prof d'université en Philosophie, et directeur de l'Institut d'éthique appliquée, attaquer l'auteur de l'étude personnellement plutôt que d'argumenter sur le contenu de l'étude ne m'apparaît pas très pertinent, et pis encore, peu éthique dans un contexte de recherche scientifique.
Ne vous méprenez pas, les couteaux peuvent parfois (souvent) voler bas entre des tenants de positions opposées, et des attaques personnelles, il y en a. Mais tout ceci reste dans le monde académique et il n'y a généralement pas de lavage de linge sale dans les journaux "grand public". Ça s'appelle la collégialité...
Le texte commence par: "Malgré ses prétentions scientifiques, cette étude tient davantage du pamphlet que de l'analyse universitaire sérieuse." Violent. Puis, ce bon monsieur s'en prend à l'intégrité de l'auteure, puis à son intelligence en l'accusant de confondre deux concepts clés de son étude.
Qu'on soit d'accord ou non avec les conclusions d'une étude, rien n'excuse d'attaquer l'intégrité des auteurs. Je n'ai absolument rien contre la démolition d'une théorie, d'une étude, mais il y a une ligne à ne pas dépasser.
J'aimerais souligner à M. Bégin que si cette étude a eu lieu, c'est probablement qu'elle a été entérinée par un organisme subventionnaire. Et avec les moult demandes que l'organisme en question a sans doute reçues, il serait fort étonnant qu'il ait accordé son financement à un pamphlet qui n'a rien d'une analyse sérieuse.
De son propre aveu, M. Bégin a participé à la construction du cour d'éthique et de religion, et peut-être s'est-il senti attaqué par les conclusions de cette étude. Mais il reste que tant dans sa position de professeur que dans sa position de directeur de l'institut d'éthique appliquée, ce monsieur semble avoir manqué d'éthique...
Peut-être devrions-nous soumettre ce cas à l'étude des chercheurs de l'IEA? Je serais curieux de voir leurs conclusions. Une chose est claire, je soumets de ce pas la question à une connaissance en Philosophie des Sciences, un peu à côté de la track, mais mieux placé que moi pour répondre...

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